Il y a des jours où l'on déborde d'amour pour l'humanité tout entière. Et d'autres où c'est... plus compliqué. Par exemple, hier. Je suis en ville, pressée, la poste va fermer, une pile de lettres urgentes sur le siège passager. Il pleut à seaux. Je m'engouffre dans ce parking. Pourtant, je le sais qu'il n'y a jamais de places sur celui-là. Evidemment, pas le moindre petit espace où me glisser. Et, cerise sur le gâteau, je me retrouve coincée par une voiture mal garée. Impossible de tourner pour m'en sortir. Je passe la marche arrière. La voiture qui me suit avance encore un peu plus. Mais qu'est-ce qu'elle veut, celle-là? Ca se voit pourtant que je veux reculer! Je klaxonne. En plus, elle me regarde. Non mais c'est pas possible, elle ne comprend rien ou elle est idiote? Je sors de ma voiture. En un instant, je suis trempée. Je m'avance vers elle, vociférant. Elle baisse sa vitre. Ah, enfin! On va pouvoir s'expliquer! Pas du tout. Elle me sourit! Et pas un sourire narquois, du genre "je sais que ma voiture coince la vôtre et ça m'amuse", non, un beau sourire, franc et direct. Un sourire SYMPATHIQUE. "Ah d'accord, je recule alors..."Ma colère retombe. Comme si je m'étais lâché une grosse pierre sur les pieds. Je remonte dans ma voiture et je file. Doux.
La ville rend fou.
De vieilles photos, des nouvelles aussi à venir, sous une autre forme ici: le bleu du ciel-photos




























